Je garderais, le temps qu'il me reste,
Ces poussières venant du passé, tous les mots que tu nous disais,
Ceux qu'on aurait tous voulut oublier.
Et en racheter l'importance de vivre, ici,
Dans cette mélasse où tu avais mis les pieds,
Je m'y sens pourtant si bien.
Tu me disais que tu ne t'éloignerais pas trop de moi,
Tu pouvais pourtant répéter le mensonge,
Celui qui me rendait si indécise,
Je ne te croyais pourtant pas,
Et savais que l'on se reperdrait de vue.
-Une deuxième fois.
On devait se ressembler,
D'après ce que l'on nous disait.
Je croyais que tu ne pourrai me manquer,
Et tu es devenue si proche de ce nouvel univers,
Cette ambiance devenue si habituelle.
Te regardant périr au loin,
Voulant t'aider à sortir de ton cercle vicieux,
Cette ironie que tu posais sur ton appel au secours.
Je savais que j'en étais quelque part la cause,
Mon éloignement qui t'aidait à t'en sortir.
-Si facilement.
Ton indécision envers tes amours,
Ce regret de devoir rester si seul,
De ne pas se sentir en sécurité,
Rien qu'avec toi-même et cette « elle » que tu étais censé aimer.
Et maintenant, éloignés par une grande pause passagère,
À notre nouvelle rencontre,
Quels seront tes mots étant censés m'aborder ?
Je ne veux pourtant pas que tu dises que je te manque,
Ta misanthropie restant toujours si présente
Rien ne me le ferait croire ou penser,
Je sais que tes chaînes t'attacheront là-bas,
Que rien ne pourrait les briser,
Cet endroit dont tu nous as tant parlé,
Cette situation qu'on s'imaginait depuis si longtemps.
Ce manque qui me donne maintenant conscience,
Que rien n'est plus fort pour moi,
Que ton attitude provoquant au monde entier la rébellion,
Et qu'on était censés êtres les meneurs,
Toi et moi, si inutiles l'un envers l'autre.
Tu me manqueras...*